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Vers une Union européenne de la santé

Ce mercredi 11 novembre 2020, la Commission européenne a présenté une série de propositions législatives visant à poser les premiers jalons d’une Union européenne de la santé que Véronique Trillet-Lenoir, Eurodéputée de la délégation Renaissance et Membre du groupe Renew Europe appelle de ses vœux depuis son arrivée au Parlement européen.

« Depuis neuf mois, je relaie une vision ambitieuse et réaliste de l’Europe de la santé auprès des citoyens européens, des gouvernements et de la Commission européenne en participant très activement à la rédaction de plusieurs résolutions sur la crise du coronavirus et la santé publique, d’un rapport sur la gestion des pénuries des médicaments et d’une position forte sur le programme santé 2021-2027.

Nos messages semblent avoir été entendus. Le paquet législatif, proposé aujourd’hui par la Commission européenne reprend 90% de nos priorités et de nos demandes. C’est une excellente nouvelle ! La Commission répond, de façon très claire, aux 66% de citoyens européens qui demandent plus de compétences européennes en matière de gestion de crises » souligne la Vice-Coordinatrice Renew Europe auprès de la commission environnement, santé publique et sécurité alimentaire au Parlement européen.

« C’est en renforçant nos mécanismes de préparation et de réaction à tous types de crises sanitaires et en dotant les agences européennes de compétences et ressources accrues que la Commission européenne entame la construction d’une véritable Union européenne de la santé. Ce paquet législatif, une fois adopté par le Parlement et le Conseil, devrait nous permettre de répondre efficacement et conjointement à toute crise sanitaire quelle que soit sa cause » ajoute la Députée européenne.

« Le règlement sur les menaces transfrontières graves pour la santé prend parfaitement en compte notre demande de meilleure coordination des plans nationaux de préparation aux crises. Ces derniers, comme nous le souhaitions, seront évalués et soumis régulièrement à des tests de résistance. Nous n’attendrons plus un test grandeur nature comme la crise du coronavirus pour déterminer la capacité de résistance de nos systèmes de santé. Avec ce règlement, l’UE pourra assurer une meilleure surveillance épidémiologique des maladies infectieuses, déclarer une urgence sanitaire, adopter des mesures communes rapidement pour répondre aux crises sanitaires de toutes origines et garantir une meilleure transmission des données importantes entre États membres. En s’appuyant sur les principes de solidarité et d’unité européennes, cette proposition est la meilleure réponse aux égoïsmes nationaux qui menacent d’émerger depuis le début de la crise » considère l’Eurodéputée.

« Dès le début de la crise, j’ai appelé au renforcement des compétences, du personnel et des ressources du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) et de l’Agence européenne des médicaments (EMA). Très volontaires et réactives, ces deux agences n’étaient absolument pas dotées d’armes suffisantes pour lutter contre une pandémie de telle ampleur. La révision de leur mandat respectif va, sans aucun doute, complètement changer la donne. Ces agences deviendront enfin des acteurs clés des scènes européenne et mondiale. Au même titre que leurs homologues internationaux.

Jusqu’à présent, l’ECDC n’avait que le droit d’émettre des orientations techniques à destination, par exemple, des professionnels de santé. A l’avenir, le centre pourra adresser des recommandations plus fortes aux États membres (même si toujours non-contraignantes) en situation de crise sanitaire et de déployer, si nécessaire, des équipes européennes d’assistance dans les États membres. Ces propositions vont dans le bon sens. Mais, nous tenterons d’aller encore plus loin dans la position du Parlement européen en suggérant l’extension du mandat de l’ECDC aux maladies non-transmissibles. Cette crise sanitaire nous démontre, tous les jours, à quel point les maladies infectieuses et les maladies chroniques sont intrinsèquement liées. C’est pourquoi, elles doivent, selon moi, être placées sous la surveillance de la même agence européenne.

S’agissant l’EMA, nous réclamions depuis plusieurs mois que l’agence puisse assurer le suivi et la gestion des pénuries des médicaments. L’indisponibilité de médicaments ou de dispositifs médicaux peuvent mettre en danger la santé et la sécurité des européens pendant et en dehors des situations de crise sanitaire. La Commission européenne a pris la mesure du problème et renforce les pouvoirs de l’EMA sur cette question. Je me réjouis également que l’agence puisse disposer d’une unité dédiée à la gestion de crise et coordonner les essais cliniques sur les médicaments, et notamment sur les vaccins » insiste Véronique Trillet-Lenoir.

« Avec ce paquet législatif, la Commission européenne traduit nos paroles en actes. Elle peut, d’ores et déjà, compter sur mon soutien dans cette démarche ambitieuse. J’espère maintenant que les États membres partageront cet enthousiasme et soutiendront cette première étape vers la construction d’une véritable Europe de la santé, sans modification des Traités.

Ce paquet législatif n’est qu’un prélude. Dans l’année qui suit, la Commission publiera également la Stratégie pharmaceutique, le plan cancer européen et lancera la création d’un « BARDA européen ». La Conférence pour l’avenir de l’Europe nous permettra, évidemment, ensuite de dessiner avec plus de précisions les contours de cette Union européenne de la santé qui émerge enfin » conclut la parlementaire.

Contact Presse : [email protected]


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